Erosion

Dossier de production EROSION

ÉROSION aborde le temps via une matière minérale, végétale et humaine. Les chairs sont traversées, elles sont façonnées et transformées. Les matériaux bruts et uniques, statiques ou animés, polis ou en décomposition prennent corps dans ce spectacle à travers le jeu d’un interprète, acro-danseur et de son acolyte, contrebassiste.
ÉROSION est une rencontre, une fusion entre les genres et la matière. La pièce, visuelle et sonore, exprime le temps du changement, la métamorphose des sentiments. Le passé est revisité, trituré, scandé par le corps et la musique, par un père, un mari, un ami ; deux hommes en devenir, sublimés par la beauté de la transformation, par les rêves de toujours et la volonté bien humaine de rêver encore et de transmettre.

«Rien ne se perd, tout se transforme», l’érosion use et dépouille l’âme et la chair mais jamais elle n’efface; elle effeuille la vie et nourrit la sève du coeur. Elle est une entité complexe dont la seule affliction serait d’oublier ces débris de nous, défragmentés, refragmentés, ressourcés.
Chaque lambeau délesté s’accroche au souvenir d’un soi transcendé. La transformation est dans le mouvement, elle suit le cours des eaux et nous ramène à la source : inaltérable legs de nos instants passés laissé à nos enfants. «Rien ne se crée, tout se transforme» la voix d’un enfant, une chanson, un extrait de film, un bout de quelque chose, quelque part, des vertèbres malmenées, des muscles atrophiés, un ventre mou, une cheville trop fine… et puis le cri des marées, les grillons en été. L’érosion est une dichotomie jonglant entre les pleins et les vides; le brut et le sculpté… la contrebasse, et ses caresses sonores ; le morceau de bois, vestige de l’insulaire, résonance tribale qui emporte et raconte. Les deux hommes partagent leur mémoire, en déséquilibre constant. Dans un jeu de construction et de superpositions bancales, ils ré́-expérimentent leur art : «Allez, il y a un arbre, il n’est pas stable, mais on grimpe quand même, on va essayer, et puis il y a ces cailloux, on fait un cairn ou un stone balance et après on jouera à le démolir, et après…». On se corne les doigts, on use les genoux, on tient le rythme ! Le corps et la voix des cordes, Anthony et Julien, deux histoires qui s’entremêlent et donnent naissance à un récit sur la finitude, la légèreté des choses, sur les cycles et ce qui passe, dure longtemps, ce qui semble évanoui ou en suspension.

 

Anthony et Julien souhaitent amener à cette réflexion sur la finitude, la légèreté des choses, le cycle, ce qui passe, ce qui dure longtemps, ce qui semble évanoui, ou en suspension…

Contact :
Fatiha Nacer
Chargée de production
erosion@lecirqueduboutdumonde.fr
Tél. : 06 77 79 10 53

Partager cette page: